Livre des resumés

MINISTERE DE LA DEFENSE                                                                                                                REPUBLIQUE DU MALI

ET DES ANCIENS COMBATTANTS                                                                                                 Un Peuple – Un But – Une Foi

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ETAT MAJOR GENERAL DES ARMEES

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DIRECTION CENTRALE DES SERVICES

DE SANTE DES ARMEES

 

 

 

 

2èmes Journées Scientifiques des Services de Santé des Armées

LIVRE DES RESUMES

Les 27 et 28 mars 2015

A l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin BEYE de Bamako

 


 

Président: Colonel Major Charles FAU

Comité Scientifique de Médecine Militaire

Médecin Général

Djibril

SANGARE

Président

Chirurgien Dentiste Général

Kani

DIABATE

 

Médecin Général

Mady

MACALOU

 

Médecin Général

Gangaly

DIALLO

 

Chirurgien Dentiste

Colonel Major

Kolado

BOCOUM

 

Médecin Colonel Major

Mahamadou

TOURE

 

Médecin Colonel Major

Souleymane

DIALLO N°1

 

Médecin Colonel Major

Abdoulaye

SALL

 

Pharmacien Colonel Major

Souleymane

DIALLO N°2

 

Médecin Colonel Major

Karim

CAMARA

 

Médecin Colonel Major

Mamadou Sory

DEMBELE

 

Médecin Colonel

Seydou

DIAKITE

 

Médecin Colonel

Karim

COULIBALY

 

Médecin Colonel

Lamine

TRAORE

 

Médecin Colonel

Boubacar

DEMBELE

 

Médecin Colonel

Guediouma

DEMBELE

 

Médecin Colonel

Adama

DIAKITE

 

Médecin Lieutenant-Colonel

Seydou Alassane

COULIBALY

 

Médecin Lieutenant

Mamadou Seydou

CISSE

 

Médecin Lieutenant

Soumaïla

KEITA

 

Médecin Lieutenant

Mamadou Salia

DIARRA

 

Médecin Lieutenant

Madani

OUOLOGUEM

 

Médecin Commandant

Mamadou

DIARRA

 

Commission d’Organisation

- Médecin Lieutenant-Colonel Ousmane Ly : Président

- Pharmacien Lieutenant-Colonel Saran SANGARE : Membre

- Médecin Commandant Souleymane COULIBALY : Membre

- Capitaine Oumar BAH : Membre

- Médecin Capitaine Salimatou SIDIBE

- Capitaine Daouda DIAKITE : Membre

- Mme DAOU Niakaling SISSOKO : Membre (ANTIM)


 

TRAUMATISMES DE GUERRE : BILAN DE LA PRISE EN CHARGE

AU CHU GABRIEL TOURE

TRAORE A, DIALLO G. Servicie de Chirurgie Générale CHU Gabriel TOURE

RESUME: le but de ce travail était d’analyser la prise en charge des traumatismes de guerre au CHU Gabriel TOURE. Nous avons réalisé une étude transversale rétrospective au CHU Gabriel TOURE entre le 01 janvier 2013 et le 28 février 2015 incluant tous les patients hospitalisés pour traumatisme de guerre. Ainsi, nous avons colligé 45 patients, tous de sexe masculin, avec un âge moyen de 30,8 ans ± 9,88. 20 patients (44,44%) étaient des militaires étrangers. 17 patients (37,78%) ont été recensés à Kidal, 11 (24,44%) à Mopti, 9 (20%) à Gao, 5 (11,11%) à Bamako. 17 patients (37,78%) ont été blessés par balle, 8 (17,78%) par engins explosifs; 20 patients (44,44%) ont été victimes d’accidents de transport. Le siège du traumatisme a été les membres chez 27 patients (60%), l’abdomen chez 13 patients (28,9%), la tête chez 8 patients (17,8%), le cou et le thorax chez 5 patients (11,1%) chacun. Nous avons diagnostiqué 3 plaies cranio-cérébrales (6,67%), 4 contusions cérébrales (8,89%), 5 traumatismes cervicaux (11,1%) dont 1 était grave, 2 plaies pénétrantes du thorax (4,44%), 1 contusion thoracique (2,22%), 8 plaies pénétrantes de l’abdomen (17,8%), 2 contusions abdominales (4,44%), 17 fractures (37,78%), 1 amputation traumatique (2,22%), 3 brûlures graves (6,67%) et 6 plaies des tissus mous (13,33%). Nous avons réalisé : 7 laparotomies (15,56%) (avec 2 résections-anastomoses intestinales, 2 colostomies, 1 anastomose colo-anale, 2 sutures simples et 1 cholécystectomie), 7 ostéosynthèses (15,56%), 1 drainage thoracique (2,22%), 1 trachéotomie (2,22%). La morbidité était de 15,6 % et la mortalité de 4,4 %.

CONCLUSION : les conflits armés provoquent des traumatismes graves dont la prise en charge est souvent complexe et multidisciplinaire.

MOTS CLES : traumatismes, guerre, prise en charge.


 

L’HYPERTENSION ARTERIELLE DANS LES GARNISONS

MILITAIRES DE BAMAKO ET DE KATI

Coulibaly S1, Touré AB2, Cissé MS3, Sidibé S4, Diakité S5, Diallo B6

1Polyclinique des Armées kati, 2IG Sénou, 3 DCSSA, 4 IG GNM, 5IHB, 6CHU Point G

Auteur répondant : Médecin Commandant Souleymane COULIBALY Polyclinique des Armées de Kati. E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Résumé

1. Introduction : L’hypertension artérielle (HTA) est définie comme une pression artérielle (PA) supérieure ou égale à 140 /90 mm Hg.

Le but de notre étude était de déterminer la prévalence de l’HTA et de décrire les caractéristiques sociodémographiques des militaires hypertendus dans les garnisons de Bamako et de Kati.

2. Méthodes et Matériels : Notre étude de type transversale s’est déroulée du 16 au 30 Avril 2009 dans les six infirmeries de Garnison de Bamako et de Kati. Il s’agissait de l’Infirmerie Hôpital de Kati, l’Infirmerie Hôpital de Bamako, l’Infirmerie de l’Etat-Major, les Infirmeries Centrales de la Gendarmerie, de la Garde Nationale et de l’Armée de l’Air.

L’échantillon était non exhaustif et était inclus au protocole tout militaire des deux sexes hypertendus et quel que soit son grade et son corps.

3. Résultats : Sur 646 militaires examinés, 164 étaient hypertendus soit une prévalence de 25,4%. Le sexe masculin était largement prééminent (94,5%). La classe modale était la tranche d’âge 41-60 ans et l’âge moyen dans la série était de 52 ans et dans les deux sexes. Les sous- officiers (70,8%) et les officiers (20,7%) étaient les grades les plus touchés.

Dans notre échantillon l’Armée de Terre était la plus touchée (40,8%) suivie du Génie Militaire (16,5%). L’HTA familiale était retrouvée chez 77,5% des militaires. 65,2 % des hypertendus l’étaient déjà et 34,8 % l’étaient de novo. Le tabagisme, de l’obésité, de la sédentarité et de l’alcoolisme constituaient les principaux cofacteurs de risque associés. Enfin parmi les anciens hypertendus l’indiscipline thérapeutique et le coût élevé des médicaments étaient les motifs majeurs de mauvaise compliance au traitement.

4. Discussion : L’absence de données similaires d’autres garnisons étrangères ne nous permet pas de faire une comparaison. La prévalence de l’HTA dans les garnisons de Bamako et de Kati était de 25,4 % contre 17,5 % de Touré dans le District de Bamako.L’HTA familiale était retrouvée chez 77,5% largement supérieur au 11,2 % de CAMARA. Le tabac avec 39,1 % était le premier cofacteur de risque comme chez Camara et Coulibaly à Bamako. Près du tiers (29,9 %) des militaires dépistés étaient obèses, taux supérieur aux 23,6% de Coulibaly à Bamako.

Conclusion : L’hypertension artérielle est un réel fléau dans nos garnisons militaires et elle s’observe chez les trois catégories de militaires mais plus fréquente chez les sous- officiers.

Mots clés : Hypertension artérielle, prévalence, garnisons militaires, Bamako et Kati.


 

PLACE DE LA RADIOTHERAPIE DANS LA PRISE EN CHARGE DU CANCER

  1. Diakité, A S .Koné

Service de radiothérapie, Hôpital du Mali

Introduction :

La RTH (radiothérapie) est une méthode de traitement locorégional des cancers utilisant les rayonnements ionisants pour détruire les cellules cancéreuses.

Au moins 60% des malades porteurs de cancer, auront une radiothérapie au cours de leur maladie :

  • Soit pour détruire le cancer avec conservation de l’organe
  • Soit pour améliorer la qualité de vie.

Moyens :

  • La RTH externe ou transcutanée
  • La curiethérapie
  • La RTH métabolique.

Mécanisme d’action et bases biologiques de la RTH :

Le principe de base de la RTH est l’utilisation d’un effet différentiel résultant de l’action des rayons sur le tissu sain et le tissu tumoral.

La dose totale ne peut pas être délivrée en une seule séance d’où la notion de fractionnement et d’étalement de la dose.

Indications :

La RTH peut être utilisée à but curatif ou palliatif.

Elle peut être utilisée seule (RTH exclusive) ou associée à la chirurgie (RTH préopératoire, RTH postopératoire , RTH per-opératoire) ou à la chimiothérapie ( RCC : radiochimiothérapie concomitante).

Conclusion :

La RTH est une arme thérapeutique majeure dans le traitement du cancer.

Son indication relève d’une concertation MULTIDISCIPLINAIRE.

Mots clé : cancer, radiothérapie


 

L’HYPOTENSION ARTERIELLE ORTHOSTATIQUE CHEZ LES HYPERTENDUS EN CONSULTATION EXTERNE DE CARDIOLOGIE AU CHU DE KATI.

MENTA I1., FOFANA Y4., BA H O1., DIALL I B3., COULIBALY S3., TRAORE D2., MAIGA Y5., SIDIBE N1., SANGARE I1., CAMARA Y4., TOURE K4., SANOGO K M1.

1. Service de cardiologie centre hospitalier universitaire Gabriel Touré.

2. Service de médecine interne et d’endocrinologie de l’Hôpital du Mali.

3. Service de cardiologie du centre hospitalier universitaire Point G.

4. Service de cardiologie du centre hospitalier universitaire de Kati.

5. Service de neurologie du centre hospitalier universitaire Gabriel Touré.

Objectif. Ce travail visait à décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, biologiques et électriques de l’hypotension orthostatique (HO) chez l’hypertendu dans le service de cardiologie du CHU de Kati.

Patients et méthodes. L’étude était transversale et prospective allant du 1er Juin 2012 au 31 Mai 2013 dans le service de cardiologie du CHU de Kati. Elle a concerné les patients hypertendus régulièrement suivis, bien observant et n’ayant pas d’autres traitements pouvant favorisés l’hypotension orthostatique.

Résultats.42 sujets présentant une HO avec ou sans manifestations cliniques évocatrices ont étés inclus, dont 16 hommes et 26 femmes, en moyenne âgés de 55 ans. Dans la population d’hypertendus, l’HO avait une fréquence de 14% (42/300), le sex ratio : 1,62 en faveur des femmes. Les patients âgés de plus de 55 ans étaient plus nombreux avec 55%. Les céphalées (16,7%), les vertiges (19%), la dyspnée (4,8%) étaient les principales manifestations. L’hypertension artérielle n’était pas contrôlée chez 66,7%. L’hypotension orthostatique était associée au diabète, à une insuffisance cardiaque et à un antécédent d’accident vasculaire cérébral ischémique dans respectivement 11,9%; 7,1%; et 2,4%. Le nombre d’antihypertenseur utilisé ne paraissait pas influencer l’apparition d’une hypotension orthostatique. L’HO était observée en monothérapie dans 47,6% et dans 62% il s’agissait des inhibiteurs calciques.

Conclusion. L'HO est fréquente chez les hypertendus traités. Etant considérée comme un facteur de mauvaise observance thérapeutique, elle doit être recherchée systématiquement, en particulier dans l'HTA non contrôlée, chez les sujets âgés, les diabétiques, et chez ceux ayant un antécédent neurologique.

MOTS CLES : Hypotension orthostatique ; HTA ; Cardiologie ; Kati.


PRISE EN CHARGE DES TRAUMATISMES BALISTIQUES EN CHIRURGIE MAXILLO-FACIALE AU MALI

TRAORE H

RESUME

La prolifération d’armes à feu, et leur utilisation dans l’agression physique est responsable de traumatisme maxillo-facial grave à type de : perte de substance ostéo-myo-cutanée, d’atteinte d’organe noble, tels que les lésions cérébrales , oculaires et vasculaires mettant en jeu le pronostic vital et fonctionnel en raison de leur étendue et leurs nombreuses complications.

La prise en charge thérapeutique aura pour objectifs :

-d’améliorer le pronostic vital, fonctionnel, anatomique et esthétique

-d’éviter les complications.

MOTS CLES:

-Traumatisme

                       -Hémiface

-Balistique


 

PRISE EN CHARGE CHIRURGICALE DES HSDC: A PROPOS DE 41 CAS

Coulibaly O.1, Diallo O. 1, Dama M. 1, Sogoba B. 1,Li Gu1,2.

Department de Neurochirurgie

Hôpital du Mali 1, University of Bamako.

INTRODUCTION : L’hématome sous dural chronique est une collection de sang en voie de liquéfaction entre la dure mère et l’arachnoïde. Le but de notre étude est de faire une étude comparative dans la prise en charge de ces HSDC.

MATERIELS ET METHODES : C’est une étude transversale rétrospective portant sur 41 cas d’HSDC colligés au service de neurochirurgie de l’hôpital du Mali sur une période de 03 ans. Il y avait 27 hommes et 14 femmes.

RESULTATS : Le sexe ratio est de 1.9. La tranche d’âge la plus touchée se trouve entre 50-60 ans. La notion de TC dans les antécédents fut retrouvée dans 76 % des cas. La symptomatologie clinique était dominée par le déficit hémicorporel suivi des céphalées isolées. Tous nos patients ont bénéficié de la TDM cérébrale. Nous avons évacué l’hématome via un trou de trépan élargi dans 18 cas et deux trous de trépan dans 23 cas. Le résultat global à 1 mois , 03 mois et 06 mois reste identique.

DISCUSSION : L’HSDC reste une urgence neurochirurgicale très connue dans notre milieu. Il se voit le plus souvent chez les sujets âgés de plus de 50 ans avec la notion de TC dans plus de la moitié des cas. La crâniotomie selon un ou deux trous de trépanation reste la plus utilisée et donne le même résultat à long terme. Par contre, les récidives restent plus fréquentes après la réalisation d’un trou de trépan et les infections après la double trépanation.

Mots clés : Hématome sous-dural, Tomodensitométrie, trépanation.


 

PRISE EN CHARGE DES TC MODERES ET SEVERES

Coulibaly O.1, Dama M. 1, Sogoba B. 1,Li Gu1,2, Diallo O. 1

Department of Neurosurgery

Hôpital du Mali 1, University of Bamako.

INTRODUCTION : Un TC est un blessé du crâne qui à la suite d’une agression mécanique extérieure, présente une fracture du crâne et / ou des lésions de souffrance cérébrale. Le but de notre étude est de partager notre expérience dans la prise en charge de ces patients.

MATERIEL ET METHODES : C’est une étude rétrospective portant sur 25 cas de TCE admis aux urgences de l’HM sur une période de 03 ans. Il y’avait 20 hommes et 05 femmes.

RESULTATS : Le sexe ratio est de 4 H/ 1F. La majorité de nos patients viennent du milieu urbain. La tranche d’âge la plus touchée se situe entre 11-30 ans. Les AVP restent la principale cause des TCE graves. L’examen clinique du patient à l’arrivée aux urgences après stabilisation des constantes vitales répose principalement sur le GCS et l’état des pupilles.

DISCUSSION: Les TCE constituent un problème de santé publique dans les pays en voie de développement. Malgré d’énormes avancées technologiques tant sur le plan diagnostique que thérapeutique, leur prise en charge reste encore insuffisante dans notre pays , vue la lourde morbi-mortalité que ceux ci peuvent engendrer.

Leur prise en charge doit être pluri-disciplinaire afin d’inverser la courbe actuelle que note beaucoup de pays comme le nôtre.

Mots clés : Traumatisme crânien, AVP, Glasgow.


 

INFECTIONS NEUROMENINGEES POSTOPERATOIRES EN NEUROCHIRURGIE

MK Touré, MS Diarra, S.A. Beye, M.A. Sidibé, D.M. Dibo, Y. Coulibaly.

Introduction :

Complication rare mais grave en neurochirurgie, l’infection neuromeningée postopératoire est corrélée à une morbimortalité importante.

Matériel et méthodes :

Il s’agissait d’une étude rétrospective allant de janvier 2011 à décembre 2013 et concernait les patients qui ont développé une infection neuromeningée 48h après une intervention neurochirurgicale.

Résultats : sur 248 patients opérés pour pathologies neurochirurgicales et admis en réanimation, 3 cas d’infection neuromeningée ont été colligés, soit une incidence de 1,2 %. L’âge moyen de nos patients était de 45,28 ans avec une prédominance masculine (67,7%). La chirurgie programmée et considérée comme propre (pathologies tumorales) a représenté 73,8%. L’antibioprophylaxie a été observée chez tous les patients, la durée moyenne de l’intervention à été de 5,12 h, la plus part des patients étaient ASA1. Le délai de survenue de l’infection a été précoce (<8 jours) dans les 03 cas. La dégradation neurologique associée à la fièvre était présente chez tous les patients, la raideur méningée a été retrouvée chez un seul. Les germes ont été isolés dans deux cas il s’agissait essentiellement d’acinetobacter et de streptocoque. Nous n’avons enregistré aucun décès.

Discussions : les complications infectieuses en neurochirurgie restent redoutables. L’amélioration du pronostic passe par un diagnostic précoce, une prise en charge médicochirurgicale adéquate et l’application de mesures préventives consistant au respect des règles de base de l’hygiène hospitalière et des protocoles d’antibioprophylaxie.

Mots clés : infections, neuromeningé, postopératoire

COMPLICATIONS POST OPERATOIRES EN CHIRURGIE INTRACRANIENNE.

MK Touré, MS Diarra J. Koné, S.A. Beye, C. Sogodogo, D.M. Dibo, Y. Coulibaly.

Introduction : les tumeurs cérébrales sont à risque de développer des complications postopératoires systémique avec des séquelles neurologique graves. L’objectif de ce travail était de déterminer l’incidence et les caractéristiques des complications survenant en postopératoire immédiat nécessitant une prise en charge spécifique et d’identifier les facteurs prédictifs.

Matériel et méthode : Il s’agit d’une étude transversale rétrospective de janvier 2011 à juillet 2014. Ont été inclus tous patients opérés en neurochirurgie. Les complications postopératoires précoces ont été définies comme des événements survenant dans les 24h suivant la chirurgie et les complications graves ont été définis par la nécessité de réaliser un scanner cérébral en urgence.

Résultats : durant la période d’étude, 304 patients avaient bénéficié d’une intervention neurochirurgicale dont 54 pour chirurgie intracrânienne: tumeurs (72,22%), accidents vasculaires cérébraux hémorragiques (7.4%) et lésions post traumatiques (14,81%). 18 % des patients ont présenté au moins une complication neurologique post opératoire précoce. Le taux de complication jugée grave était de 3%. L’évolution était fatale chez 2 patients, un patient est resté en état végétatif. Les facteurs prédictifs de ces complications étaient : la durée longue de chirurgie, une perte sanguine et délai long de prise en charge, le recours aux vasopresseurs et la non extubation dans les premières 24h.

Discussions : l’incidence des complications rapportées après neurochirurgie intracrânienne reste élevée et varie entre 6 et 10%, ce qui n’est pas le cas dans notre étude. Ces complications sont souvent précoces (hématome cérébral, crises convulsives, œdème).

Mots clés : complications, chirurgie, intracrânienne.

LES CONTRAINTES LIEES A LA PRATIQUE DE NEUROANESTHESIE DANS LE CONTEXTE DU MALI : CAS DU CENTRE HOSPITALIER MERE ENFANT DE BAMAKO.

MK Touré, MS Diarra, T .Traoré, S. A. Beye, M A Sidibé .D Doumbia, Y. Coulibaly.

Introduction : l’anesthésie dans les pays en voie de développement, particulièrement la neuroanesthésie se déroule le plus souvent dans conditions précaires, liées à une situation de pénurie.

Méthodologie : il s’agissait d’une étude retro prospective de décembre 2010 à juillet 2014. Elle a concerné tous les patients opérés pour pathologies neurochirurgicales.

Résultats : durant la période d’étude 304 patients ont bénéficié d’une intervention pour pathologie neurochirurgicale avec un âge moyen de 30,76+/-24 ans en vers des hommes. La DVP a représenté 28,3% des cas, les tumeurs cérébrales 12,8%, et les urgences vasculaires 14,1%. Les interventions programmées étaient de 74% avec une durée moyenne de 6,46H. 44,1% des patients ont présenté au moins un accident ou incident peropératoire. L’ensemble des patients ont bénéficié d’un monitorage de base et d’une antibioprophylaxie (pas forcement adaptée). La capnographie a été utilisée chez 8 patients. L’halothane a été utilisé dans 76,6% des cas, et 50,7% des patients ont été ventilés manuellement, 5,5% des patients ont présenté un retard de réveil. Deux décès periopératoire ont été rapportés.

Discussions : la pratique de la neuroanesthésie qui est très diversifiée, reste un défi dans notre contexte. La spécificité de cette pratique est liée aux techniques, aux agents anesthésiques et au monitoring utilisé. Cependant, elle doit s'adapter au site d'intervention et à la pathologie du patient.

Mots clés : contraintes, anesthésie, neurochirurgie


 

UVEITE ANTERIEURE TUBERCULEUSE (A PROPOS D’UN CAS AU CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE LA COMMUNE V)

* TRAORE M., ** DIARRA M., *** TOLOBA Y.

* Service de pédiatrie, Centre de Sante de Reference de la Commune V ;

** Service d'ophtalmologie, Centre de Sante de Reference de la commune V ;

*** Service de Pneumo-phtisiologie CHU Point G

Résumé

Introduction. - La sphère oculaire est une localisation rare de la tuberculose. Nous rapportons un cas de cette infection à localisation oculaire chez une jeune fille.

Observation. - Mlle D A., 13 ans est reçue en consultation dans notre service en décembre 2012 pour une rougeur et baisse d’acuité visuelle à l’œil droit évoluant depuis quelques mois. L’examen retrouve une uvéïte antérieure granulomateuse, l’IDR plycténulaire à 35 mm, une hyperlymphocytose sanguine et dans le liquide de ponction de chambre antérieure. L’examen physique général ne retrouve pas d’autres localisations, malgré la présence de signes d’imprégnation bacillaires. La sérologie VIH est négative chez la patiente. Le traitement anti tuberculeux selon le protocole du PNLT a permis une amélioration clinique et fonctionnelle.

Discussion. - La tuberculose reste un problème de santé publique surtout dans les pays en voie de développement. Les formes extra plumonaires sont moins fréquentes. Cependant, elles sont de plus en plus signalées avec l’avènement du VIH/SIDA. Notre diagnostic a été basé plus sur des présomptions en l’absence de tests diagnostics fiables disponibles et l’impossibilité de faire des biopsies tissulaires pour l’examen anatomo-pathologique. Le traitement anti tuberculeux pendant six mois a permis la guérison de la patiente.

Conclusion. - Le diagnostic de la tuberculose oculaire est difficile, dans les pays en voie de développement. Une collaboration multidisciplinaire y est nécessaire au diagnostic positif.

Mots clés : uvéite, phycténulaire, anti tuberculeux.